FOOTBALL LES BLEUS
Les Bleus finissent sur une bonne note Carrière montre la voie : Pr (21/11/2002) 
Les Bleus finissent sur une bonne note
Carrière montre la voie : Privé de Zidane, Vieira et Govou entre autres, Jacques Santini entendait profiter de ce match amical contre la Yougoslavie pour permettre aux jeunes de fourbir leurs armes. Il revenait donc à Carrière, à droite, et Kapo, à gauche, de faire oublier l’absence du meneur de jeu madrilène. Le début de match était complètement à l’avantage des Français. Henry, d’une déviation de la tête, sollicitait une première fois Jevric, le portier yougoslave (6e). La domination des Tricolores allait rapidement être récompensée. Thuram, sur le flanc droit, glissait le ballon à Carrière. Sans contrôle, le Lyonnais ouvrait la marque d’une frappe légèrement contrée par Duljaj (1-0, 12e). Incapables de sortir le ballon dans de bonnes conditions, les hommes de Savicevic continuaient de subir. Marlet, alerté par Makélélé, excellent au cours de cette première période, frappait trop mollement pour surprendre Jevric (15e).
Peu à peu, les Yougoslaves sortaient la tête de l’eau. Djordjevic, très remuant, servait Kovacevic, devancé par Silvestre, entré à la place de Bréchet blessé après 15 minutes de jeu (15e). Plus tard, Mihajlovic créait un décalage et lançait Kezman, parti dans le dos de la défense. L’avant-centre du PSV Eindhoven butait sur une excellente sortie de Barthez (36e). La France, dominée en cette fin de première période, laissait encore Kezman s’illustrer. Le portier mancunien assurait (46e). Finalement, les coéquipiers de Marcel Desailly rejoignaient les vestiaires forts de ce but d’avance (1-0).
Les jeunes à l’honneur!
Durant cette deuxième période, Santini décidait de faire confiance aux jeunes. Pour preuve, Desailly cédait sa place à Mexès. D’entrée ou presque, les Bleus doublaient la mise. Petit, nouveau capitaine, s’infiltrait dans la défense et servait Carrière dont la frappe du gauche, encore contrée, prenait à contre-pied Jevric (2-0, 50e). La réaction yougoslave était immédiate mais Barthez dégageait sans souci (52e). Avant l’heure de jeu, Stankovic, alerté au second poteau, dévissait sa frappe qui passait largement au-dessus (58e). Dans la foulée, Milosevic, entré en cours de jeu, profitait d’un contre favorable de la main pour réduire la marque. M. Gonzalez, l’arbitres espagnol du match refusait logiquement ce but (61e).
Les hommes de Santini reprenaient alors le contrôle des opérations. Wiltord, sur le flanc droit, débordait et centrait pour Marlet qui voyait sa frappe contrée in extremis par un défenseur yougoslave (63e). La France enfonçait un peu plus les coéquipiers de Stankovic. Henry, bien servi par Marlet, plaçait une belle reprise de volée, repoussée par Jevric sur Kapo qui inscrivait son premier but en bleu (3-0, 70e). La fin de match marquait les grands débuts internationaux de Pédretti et Moreira. En toute fin de match, Barthez intervenait devant Koroman. Les Bleus terminaient donc cette année 2002 sur un quatrième succès consécutif, confirmant le renouveau opéré depuis la Coupe du monde asiatique.
Propos d’après-match
Jacques Santini, entraîneur de l’équipe de France, au micro de TF1 : «C’est une victoire importante acquise dans des conditions difficiles à cause des nombreuses blessures auxquelles nous avons dû faire face. Les jeunes se sont bien mis dans le rythme des anciens ce qui est très instructif pour la suite. Car il faut que la France garde, malgré les blessures, une équipe compétitive pour les échéances à venir. C’est l’occasion de féliciter la travail de nos clubs qui nous fournissent des joueurs capables de bien se fondre dans le collectif France».
Source : http://www.sport24.com
Santini : «Il n’y a pas de match amical pour la France» Jacques San (16/11/2002) 
Santini : «Il n’y a pas de match amical pour la France»
Jacques Santini, vous affrontez la Yougoslavie et vous avez décidé d’opter pour la stabilité…
Oui, tout à fait. C’est aussi une reconnaissance envers un groupe qui a obtenu rapidement des résultats en si peu de temps. Il n’y a pas de match amical pour l’équipe de France surtout quand on rencontre une équipe de Yougoslavie pétrie de qualités. Il faudra réussir un résultat.
Dans votre optique, qu’est-ce qu’un match amical change par rapport à un match officiel?
Il y aura un temps de jeu différent, mais je le répète, ce ne sera pas un match amical. L’équipe qui débutera devra gagner cette rencontre non seulement parce que l’on a besoin de victoires dans ce cycle nouveau mais aussi parce que les joueurs retenus savent qu’ils ont ma confiance. Beaucoup d’autres tapent à la porte.
L’objectif est d’asseoir la confiance?
Oui, le groupe a besoin de stabilité. Les résultats peuvent nous permettre d’enchaîner une série importante au printemps. Cela passe par un bon résultat contre la Yougoslavie.
Vous avez choisi de ne pas retenir Bixente Lizarazu et Robert Pires, pour quelles raisons?
Bixente fait partie d’un petit groupe de 4 ou 5 joueurs ayant eu des pépins divers. Des joueurs ont donné satisfaction non seulement au niveau des résultats collectifs, mais aussi individuellement. Personne ne peut écarter des joueurs comme Robert Pires ou même Djibril Cissé. Il ne faut pas oublier qu’il a été buteur à Chypre, je pense énormément à lui. L’équipe de France, on y vient quand on est compétitif et pour faire quelque chose de grand.
Que pensez-vous de la Yougoslavie? Quelles sont les forces et faiblesses de cette équipe?
C’est une équipe qui a été meurtrie par rapport au Mondial. A l’inverse de l’équipe de France, elle n’y était pas. Pour avoir eu Yvan Curkovic au téléphone, je peux vous dire que cela a été très mal vécu là-bas. Pour avoir vu des images de leurs matches contre l’Italie ou la Finlande, je peux vous dire qu’elle est impressionnante avec des nouveaux joueurs qui veulent prouver leur efficacité. On l’a déjà vu au basket, quand ils veulent faire l’union, ce sont des équipes totalement transcendées qui peuvent battre n’importe qui.
Quel regard portez-vous sur l’élimination de Lyon en Champions League?
J’étais très déçu pour de nombreuses raisons. On voyait déjà Lyon totalement assuré d’être en seconde phase après ses prestations face à l’Inter. Il y a perpétuellement une remise en cause et une vigilance à avoir, ce sont dans ces secteurs là que les Lyonnais ont pêché.
S’il n’y avait pas de clubs français au second tour de la Champions League, ce serait dramatique pour le sélectionneur national?
Pour être compétitif, il faut avoir beaucoup de matches de haut-niveau. La Ligue des Champions en fait partie. Les Lyonnais vont avoir du mal à surmonter leur déception, il leur reste la Coupe de l’UEFA. Pour l’OL, ça se joue au goal average particulier alors que pour les Auxerrois, leur premier match à Eindhoven leur a fait beaucoup de mal. On espère que les Lensois arracheront leur qualification contre le Bayern Munich. On sera derrière eux.
Source : http://www.sport24.com
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