FOOTBALL : LES BLEUS, LIGUE 1, LIGUE 2 ...
LES BLEUS 2006 : Un hiver pour travailler (17-10-2004) 
Barthez au top Comme face à l’Eire, le portier marseillais a été l’homme du match. Comme face à l’Eire, Fabien Barthez a sauvé l’équipe de France de l’humiliation de prendre un but en terre chypriote. «On a fait un match précieux. Cela n’était pas évident, c’était un match piège» se contentait de préciser au sortir du match le capitaine en second de l’équipe. Et Fabulous Fab a raison. Ce match sentait le piège, oui, mais pour une équipe de moyenne zone, pas pour l’Equipe de France. Qu’un Mikaël Silvestre se fasse autant balader par son adversaire direct pendant plus d’une heure ne relève pas du piège ! Le Mancunien a, au moins, eu le mérite de confirmer que son poste restait dans l’axe. On n’oserait penser qu’il s’agissait là d’une démonstration du joueur à l’adresse de son sélectionneur. D’autant que Squilacci n’a pas été aussi précieux que face à l’Eire. Le protégé de Didier Deschamps a manqué de lucidité dans la relance et a paru parfois dépassé par la vivacité adverse. La charnière monégasque n’a pas affiché tous les gages de sûreté qu’une équipe de ce niveau doit démontrer. Alors que Gallas, sur la droite, semble s’adapter contre-cœur à ce poste, le profil de Silvestre, lui, semble être plus adapté à l’axe. Dacourt le meilleur homme La vraie satisfaction de la sélection de Domenech aura sans aucune contestation possible été Olivier Dacourt. Le Romain, qui d’ailleurs ne devrait pas faire de vieux os dans la ville éternelle, a une fois de plus tiré l’équipe vers le haut. Irréprochable contre l’Irlande, en partie à cause de l’absence totale de Mavuba, l’ancien lensois a, mercredi, été largement au niveau de Captain Vieira. Bagarreur sur chaque ballon, propre et simple dans la relance, toujours bien placé, Dacourt a clairement marqué des points et semble être, aujourd’hui, le digne successeur de Makelele. Sa passe décisive pour Henry sur le deuxième but en est l’illustration parfaite.
Cette satisfaction n’est pas à placer à l’étage supérieur, au niveau de l’animation offensive. Raymond Domenech, qui refuse pour l’instant de jouer avec un numéro 10, a (re)vu Robert Pires peu en verve. Loin d’être tranchant contre l’Irlande au Stade de France, le Gunner, après avoir claironné son amour des Bleus, a, une nouvelle fois, été hors du coup contre Chypre. Peu d’imagination et une combativité toute relative devraient, en effet, le mettre en ballottage défavorable sur le côté gauche. Bien qu’utile sur le but de Wiltord, son remplacement dès la mi-temps démontre l’insatisfaction du sélectionneur à son égard. A sa décharge, Silvestre juste derrière lui, ne lui a pas vraiment favorisé le travail. Le néo-Lyonnais a, en revanche, prouvé qu’il était largement revenu à son niveau et que son rappel, logique, chez les Bleus devrait s’inscrire dans la durée.
Henry enfin buteur Avec Dacourt et Barthez, l’homme le plus actif des deux dernières rencontres fut le canonnier d’Arsenal. Thierry Henry a encore beaucoup travaillé. En compagnie de Luyindula, en manque flagrant de confiance, le meilleur buteur actuel du championnat d’Angleterre a beaucoup pesé sur la défense adverse. Toujours en mouvement, Henry a offert bon nombre de solutions à ses partenaires. Mais sa meilleure période fut incontestablement après l’entrée d’Evra et son repositionnement dans l’axe. Lors de la dernière demi-heure de jeu, seul contre tous au cœur de la défense adverse, Henry a prouvé qu’il était à son niveau londonien. Et son but, après 457 minutes d’abstinence, a soulagé toute l’équipe.
Raymond Domenech dispose désormais de tout l’hiver pour analyser ses choix. Et son travail porte sur toutes les zones du terrain. Avec les retours de blessures de plusieurs éléments clés pour les futurs matches qualificatifs comme Pedretti, Trezeguet ou Giuly, le sélectionneur devrait avoir plus de solutions. Deux matches amicaux contre la Pologne en fin d’année, et probablement la Suède au printemps prochain, lui permettront de valider ses options. Après, il sera trop tard.
Equipe de France, les prochains matches : Mercredi 17 novembre 2004 Match amical : France-Pologne (Stade de France)
Mercredi 9 février 2005 Match amical : France-Suède (à confirmer au Stade de France)
Samedi 26 mars 2005 Eliminatoires Coupe du Monde 2006 au Stade de France : France-Suisse
Mercredi 30 mars 2005 Eliminatoires Coupe du Monde 2006 : Israël-France
Source : http://www.sport24.com
Chronique d’une débâcle Mondial coréen en 2002, Euro au Portugal en (30-06-2004) 
Chronique d’une débâcle
Mondial coréen en 2002, Euro au Portugal en 2004, une débâcle, une déroute, les deux dernières sorties de l’équipe de France sur la scène internationale ont tourné au désastre. Joueurs, sélectionneur, tactique, préparation… après deux échecs aussi retentissants, toutes les composantes sont montrées du doigt. Une semaine après la défaite humiliante face à la Grèce (1-0), il est temps d’essayer de comprendre les raisons de ce revers cinglant.
Une tactique trop figée
Tout au long du premier tour, le dispositif tactique mise en place par Jacques Santini a été au cœur des débats. Les cadres des Bleus, Zidane, Vieira, Desailly, ont ainsi eu de longues discussions avec leur sélectionneur afin de trouver le remède miracle. Et pourtant, force est de constater que lors des quatre matches au Portugal, les changements n’ont été que minimes malgré l’ampleur de la désillusion. Robert Pires aligné sur le flanc gauche, Zidane en meneur axial derrière les deux attaquants, Vieira décalé à droite, ces quelques modifications n’étaient que de pâles retouches. L’équipe de France n’a en fait jamais renié son 4-4-2 initial.
Fort de sa phase éliminatoire conclue par huit victoires en autant de rencontres, l’ancien coach lyonnais avait le sentiment d’avoir trouvé la formule idéale. Santini oubliait cependant bien vite qu’au cours de ses deux ans à la tête de l’équipe de France, les Bleus n’avaient trouvé sur leur route que des formations de second rang. Des victoires aussi larges soient-elles face à Malte, Chypre ou Israël, ne sont en aucun cas des garanties de sacre continental. Fort de ses 18 matches consécutifs sans défaite, Jacques Santini se rendait à l’Euro en pleine confiance, oubliant certainement que ses rivaux présents au Portugal allaient lui réserver quelques surprises et construire des schémas tactiques capables de dérégler sa «formidable» machine. Une recette simple - défendre, voir venir et jouer le contre - a ébranlé l’édifice tricolore et mis en pleine lumière les carences de l’effectif français. Un duo d’attaque englué dans la tenaille adverse, un milieu de terrain désireux d’apporter le surnombre obligé d’abandonner sa défense, le terrible constat sautait aux yeux dès le match d’ouverture et pourtant, la suite de la compétition ne fut qu’une pâle réplique de cette médiocre entrée en matière. La France a offert à chaque match le même visage, laissant tout le loisir aux rivaux de trouver la parade. A force de voir ses troupes bousculées dans l’entre jeu, prises à revers et incapables d’écarter, le futur manager de Tottenham aurait dû avoir le courage de revoir son dispositif. Un 4-2-3-1 permettait de mieux quadriller le terrain et donnait à Vieira et Makelele la possibilité de se consacrer uniquement à la récupération. Malgré le sacrifice de Trezeguet ou Henry sur le front de l’attaque, une ligne offensive composée de Pires, Zidane et Wiltord offrait toutes les garanties de trouver la faille. Un milieu de terrain à cinq éléments aurait étouffé les formations adverses. Un dispositif qui malheureusement n’a été que trop rarement utilisé.
Place aux jeunes
En plus d’un choix tactique trop figé, Jacques Santini a également commis des erreurs dans son casting. Le nouveau sélectionneur n’a pas profité du fiasco 2002 pour remodeler son groupe alors que certains joueurs montraient des signes inquiétants de fatigue. Marcel Desailly restera dans l’histoire comme l’un des plus grands défenseurs centraux qu’est connu la France. Impérial en 98 et en 2000 aux Pays-Bas et Belgique, «The Rock» a malheureusement prolongé un peu trop l’aventure et n’a pas eu le courage de reconnaître que son avenir était désormais derrière lui. Conserver Desailly dans le groupe des 23 sans le faire jouer demeure un mystère, d’autant plus que, malgré son brassard, il n’était plus le capitaine du navire France. Zidane et Thuram avaient, semble-t-il, repris le flambeau.
A l’orée de l’ouverture de la phase éliminatoire, le remplaçant de Roger Lemerre aurait dû profiter de la faiblesse de l’opposition pour aguerrir sa jeune garde. Mexès et Boumsong, présentés par tous comme la future charnière centrale des Bleus, auraient pu, auraient dû même, être le présent de l’équipe de France. Entourés des expérimentés Thuram et Lizarazu, les deux Auxerrois ne seraient peut-être pas restés invaincus pendant plus de onze matches mais leur jeunesse, leur vivacité et leur complémentarité acquise en club auraient certainement été une bouffée d’oxygène dans l’arrière-garde tricolore. Les nouveaux venus, Saha et Rothen, ont fait preuve au cours de leurs rapides apparitions d’un enthousiasme débordant, et parfois navrant pour leurs illustres coéquipiers. Apporter un peu de sang neuf au sein du onze de départ aurait fait souffler un vent de fraîcheur peut-être salvateur.
William Gallas aurait pu également être le digne successeur de Desailly. Depuis deux saisons, l’ancien marseillais fait le bonheur de Chelsea. Son talent en défense centrale n’est plus à démontrer… mais ne devient pas qui veut arrière latéral. Aligné en charnière à Londres, le Blue a été propulsé pendant l’Euro sur le coté droit. Jouer à ce poste nécessite de nombreuses spécificités qui ne s’acquièrent pas en quelques rencontres. Vitesse de débordement, qualités de centre, sens du replacement, Gallas ne possède pas naturellement cet arsenal. Face à la Grèce, Lilian Thuram a montré en quelques minutes pourquoi Aimé Jacquet et Roger Lemerre lui avaient tour à tour confié le flanc droit de la défense tricolore. Malgré ses envies d’évoluer au centre, Jacques Santini aurait dû le maintenir à droite.
A trop prôner la polyvalence, l’ex-sélectionneur tricolore s’est privé de véritables arrières latéraux. Espérons que son remplaçant aura le courage de composer son groupe en fonction des besoins de l’équipe et non des envies de chaque joueur…
L’équipe de France de demain
Barthez – Thuram, Mexès, Boumsong, Evra – Pedretti, Vieira, Pires, Zidane, Giuly - Henry
Source : www.sport24.com
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